taramae (2014)

by melodium

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about

released as CD by abandon building records

this music was composed by laurent girard in several bedrooms in different homes throughout the years since 2000, more precisely the record was mainly assembled during 2011

paintings were made by nutsa gviniashvili (facebook.com/Nu.artsArt)

credits

released June 15, 2014

aclotherlisten.com

Melodium appeared on the scene at the turn of the century and has been releasing music ever since. With nearly twenty releases to his credit, he’s begun to take inventory: to look back, reassess, and revisit his body of work. This process began with Lixiviat and Lixiviat 2, a pair of mini-discs that placed older material in newer clothes. Then came the self-explanatory Compilation 15 years, which included one track from each release. And now there’s Taramae, which was assembled in 2011 but contains material stretching back to 2000.

It would be easy to say that France’s Laurent Girard is seeking perspective, weighing his own work, finding some segments wanting and others worth preserving. Artists release retrospectives for various reasons: to gauge the distance traveled, to summarize a body of work before retiring, or to close a chapter before turning a new page. From the sound of Taramae, it appears that the reason is the latter, as the new album is unlike anything he’s ever released.

We’ve come to expect a few things from Melodium releases. The songs will be short (with occasional exceptions, such as the 28-minute “insomnia”), while the mood will be what the artist once described as “music for sadly happy people”. His last completely new album, The Island, contained vocals, a direction we were not entirely pleased with but grudgingly accepted, as instrumental music does face an uphill battle. But Taramae drops the vocals, extends the songs (five tracks in the 8-minute range and one at 18), and moves noticeably away from the twee. From start to finish, this is Melodium’s moodiest, most developed and most consistent work to date.

Yet while moody, the album is not dark. Warm sounds still abound, placed in a grander context. On “thingholt”, Melodium’s familiar piano is rained upon, first by droplets, then by synthesizer. Halfway through, a rusty drone takes over, followed by a clear, pounding beat. And then, out of nowhere, the piano re-stakes its claim, dancing circles around the room with a military snare before allowing soft electronics to cut in. On “vinkend”, a techno beat advances and retreats, aware that it is not the main character of the play. What in the world is going on here? Girard is no longer writing miniatures; he’s penning suites. Each song contains numerous chapters, and each shift is simultaneously smooth and unexpected.

There’s still enough of the old Melodium here to satisfy old fans: the mid-piece shift of “collioure”, which exudes a carnival-like atmosphere; the glockenspiel of “vazgone ; and of course, the prevalent piano. Unlike The Island, which risked alienating fans, Taramae seeks to reward them with something more substantial: aural meals instead of snacks. By broadening his horizons and deepening his sound, Girard may have produced the best album of his storied career. (Richard Allen)


indierockmag.com

L’heure de la mue longuement préparée est enfin arrivée pour Melodium. Ça n’est en effet sans doute pas un hasard si Laurent Girard a choisi les 15 ans du projet pour se pencher, il y a quelques semaines, sur une évolution discographique qui s’emballe soudainement sur ce Taramae en gestation pendant 11 ans, troquant les ritournelles instantanées d’une folktronica lorgnant sur l’ambient néo-classique contre les dédales psycho-somatiques de 6 morceaux fleuves aux circonvolutions labyrinthiques.

A l’image des titres de ce nouvel opus évoquant d’étranges mutations lexicales, les morceaux semblent télescoper deux dimensions parfois antinomiques, la quiétude d’un cocon mélodique vaporeux où résistent les comptines au piano et autres songes cristallins que l’on connaît à l’Angevin mais dont les parois résonnent désormais des pulsations plus ou moins menaçantes ou hypnotiques d’une force tentaculaire assiégeant depuis l’extérieur ce refuge du rêve et de la raison.

Nettement moins immédiat que ses prédécesseurs malgré un beatmaking parfois proche de l’ambient techno, l’album met ainsi à profit les hybrides électro-organiques esquissés sur le diptyque d’EPs Lixiviat ou le séminal Kansva Work mais avec une ambition atmosphérique décuplée, pour accoucher de trames complexes et mouvantes paradoxalement irriguées de fluides corporels et de battements cardiaques on ne peut plus limpides et naturels. Fascinant !

etherreal.com

Alors qu’il avait été assez peu prolixe en 2013 (avec seulement les deux volumes de Lixiviat, publiés en CDr 3"), Melodium livre, pour cette première moitié d’année 2014, deux disques : un CDr 3" sorti par hibernate dans sa série Postcards et un long-format que propose Abandon Building Records, label habitué du Français qui en est déjà à son troisième album sur cette structure. Pour cette nouvelle parution, Laurent Girard nous indique à la fois qu’il s’agit de morceaux composés depuis l’an 2000 et que le disque peut être appréhendé comme une manière de clore un versant de la carrière de Melodium avant de passer à autre chose.

Assurément, les familiers des morceaux de Melodium ne seront pas trop dépaysés, retrouvant les sonorités typiques de l’electronica du Français, sa capacité à déposer des notes graciles sur des petites rythmiques et sa faculté à mettre en place une atmosphère gentiment mélancolique. Cependant, au-delà de ses composantes rituelles, l’agencement de Taramae interpelle : en lieu et place des traditionnelles vignettes de Laurent Girard, les titres durent tous autour des huit minutes, voire dix-huit pour le caudal Cadavrion, et sont fragmentés en trois ou quatre parties. Si cet ordonnancement n’est pas toujours convaincant (certains enchaînements entre parties étant un peu trop abrupts, appelant plutôt un changement de piste qu’une continuité au sein du même titre), il sert le propos général du musicien, agissant par rebonds et remises en cause à l’intérieur même d’un morceau.

Mais comme il y a lieu d’anticiper de possibles nouvelles aventures musicales pour Melodium, il convient également d’offrir quelques orientations autres, telles ces sonorités plus robotiques et dures au début de Cadavrion ou Vinkend, vite recouvertes néanmoins par des notes de piano plus délicates puis par un arpège de guitare acoustique, ou bien ces pulsations grésillantes du milieu de Thingholt elles aussi relayées par une ligne mélodique de piano plus guillerette. Pleinement cohérent avec la discographie passée de son auteur et en même temps intelligemment annonciateur d’épisodes prochains qu’on a hâte d’entendre, Taramae s’avère indéniablement un album tout à fait convaincant.

indie-zone.it

Il francese Laurent Girard, Melodium, ha iniziato a scrivere a un’età non ben identificata, come si legge dalla sua biografia, e pubblica album dall’inizio del secolo. Molto prolifico come artista è giunto recentemente a rivalutare, stravolgere e reinventare la sua stessa produzione, mettendo degli abiti nuovi ai vecchi brani, per arrivare ora a pubblicare Taramae, un album che contiene materiale che risale al 2000 come se questo musicista (ancora molto giovane) fosse già pronto a congedarsi dalle scene o come se fosse finalmente lanciato verso un nuovo suono. Lui stesso in passato aveva definito la sua “musica triste per persone felici”, e benché forse a molti può sembrare semplicistico, si può essere d’accordo con lui; questi sei brani puramente strumentali infatti sono ricchi di umori e sensazioni profonde che partono dal primo ascolto e pervadono lentamente lungo il loro sviluppo. Sono pezzi lunghi che, durante il flusso di note ed effetti, permettono una visione introspettiva (a volte dolce, a volte davvero cupa e temibile) e cercano dunque di scavare nell’animo umano. Nel suo sviscerare la gamma umorale il filo del discorso si sviluppa in modo consistente, anche se a tratti quasi dissociato, ma non perde mai l’attenzione subliminale dell’ascoltatore perché non si perde mai quella sensazione di calore sulla pelle che pervade, che altro non è se non la forza del racconto pieno di capitoli vari (dal piano ai battiti techno) come in una suite post-moderna per una favola elettronica. Tra il morbido e l’imprevedibile. Tra il sussurrato e il deflagrante. Da ascoltare più volte (senza dar peso ai titoli strampalati) e da lasciar sedimentare è il consiglio.

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melodium Angers, France

french solo musician, some people say my music sounds happy and sad at the same time

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